Chacun son role, le role de protecteur et de gardien est magnifique, pas de mots juste une présence...Les « préparations à l'accouchement » sont toujours :
ce que les femmes « doivent faire »,
comment les pères peuvent aider, etc.
Ce qui n'est jamais dit est combien c'est une expérience solitaire, intime au plus haut point et tout à fait privée, au cours de laquelle la présence de personnes, infirmières ou médecin, dont l'attitude n'est pas juste parce que manquant du respect nécessaire, est comme une épreuve supplémentaire dont la femme se passerait fort bien.
Les médecins et les femmes se font croire qu'une aide peut être donnée du dehors.
Or, ce n'est pas vrai.
La seule aide que les femmes peuvent espérer ne peut venir que d'elles-mêmes.
Pour autant que cela puisse s'appeler « aide ».
Et il faut aussi dire combien il est surprenant, pour ne pas dire enrageant, de voir à quel point ceux-là mêmes qui sont supposés « être là pour aider », peuvent se montrer agressifs.
Quand ils ne sont pas cyniques.
En ce qui me concerne et pour ce qui est de la « peur » oui, bien sûr, je l'ai connue, éprouvée,
je sais combien elle peut être effrayante.
Mais, ayant appris à la regarder en face, je ne suis plus en son pouvoir.
En quant à l' « aide », je n'en attends plus du dehors, car je sais que rien de tel existe.
Et que je ne puis, et ne veux compter que sur moi-même.
Quant à mon mari, tout ce que j'attends de lui, c'est qu'il tienne les autres à distance et se fasse le gardien de ma tranquilité.
Afin que je sois à même de me concentrer totalement sur ce qui se passe au fond de moi-même.
Une fois quune femme est entrée « en travail », sa sensibilité s'est tellement affinée que le moindre bruit, le moindre mouvement discordant lui est comme une blessure.
Et c'est de cela seulement que j'attends de voir mon mari me protéger.
Je ne lui demande que d'être le gardien de ma paix.
Sylviane
merci pour ce site
